18.11.2007
Jean-Louis Borloo élu Président du Parti Radical

Le Monde
Sans surprise, Jean-Louis Borloo élu président du Parti radical
Jean-Louis Borloo a été élu, dimanche 18 novembre, président du Parti radical dit "valoisien", lors du 108e congrès de cette formation, qu'il coprésidait depuis 2005 avec André Rossinot.
"C'est pas une médaille, c'est pas une promotion, c'est un engagement" a-t-il déclaré à la tribune après la proclamation du vote : 83% des suffrages exprimés face à son unique challenger, le député de Belfort Michel Zumkeller. Le nouveau président du parti a remercié tous les militants et rendu un hommage appuyé au coprésident sortant André Rosssinot, "fidèle dépositaire de la tradition radicale"."Ne me demandez pas d'être le leader d'un courant de l'UMP", avait averti le numéro deux du gouvernement, en défendant sa candidature.
Le Parti radical, petite formation associée à l'UMP, continue de tenter de se rapprocher du Parti radical de gauche (PRG) de Jean-Michel Baylet. "Bien entendu, nous soutenons l'action du président et du gouvernement, dans une liberté d'action, de rêve et de parole", a-t-il poursuivi, en parlant d'une "stratégie d'indépendance loyale". "Je suis convaincu que ce qu'on va faire va en déranger plusieurs, parmi nos amis", a-t-il dit, mais "il faut le faire dans l'intérêt de notre pays".
Les échos
Parti radical : Borloo veut faire un « grand » parti
Jean-Louis Borloo a été élu dimanche président du Parti radical « valoisien », lors du 108e congrès de cette formation, qu'il coprésidait depuis 2005 avec le maire de Nancy, André Rossinot. « C'est pas une médaille, c'est pas une promotion, c'est un engagement », a-t-il déclaré à la tribune après la proclamation du vote : 83 % des suffrages exprimés face à son unique challenger, le député de Belfort Michel Zumkeller. Auparavant, avant le vote à bulletins secrets, Jean-Louis Borloo a déclaré qu'il briguait la présidence du Parti radical pour en faire « un grand parti ». « Ne me demandez pas d'être le leader d'un courant de l'UMP », a averti le numéro deux du gouvernement, en défendant sa candidature devant un millier de délégués « valoisiens » réunis Porte de Sèvres, à Paris, qui l'ont applaudi longuement. « Je suis convaincu que ce qu'on va faire va en déranger plusieurs, parmi nos amis », a-t-il dit, mais « il faut le faire dans l'intérêt de notre pays ». Jean-Louis Borloo a plaidé pour « un réformisme social et humaniste ». Mercredi, les deux familles radicales, le Parti radical valoisien et le Parti des radicaux de gauche, ont renoué le dialogue après trente-cinq ans de brouille.
Est- Républicain
Borloo seul aux commandes du Parti radical
En élisant le ministre de l'Ecologie, les valoisiens se sont convertis au développement durable. Pour durer eux-mêmes.
Comme prévu, Jean-Louis Borloo a été élu hier président du Parti radical par 447 voix contre 91 à Michel Zumkeller, soit 83 % des suffrages exprimés. Un score somme toute honorable pour le député de Belfort, qui se présentait contre un ministre très médiatique et soutenu par les instances dirigeantes de la place de Valois. Dans une ambiance de bon aloi, il a pu prendre date. La passation de pouvoir entre André Rossinot et son ex-coprésident a en effet été l'occasion de bons sentiments où la radicalité l'a cédé à l'émotion. Promu « pape du radicalisme », le maire de Nancy aura pour mission de jeter les ponts avec les frères séparés du PRG. Voire au-delà.
« Le radicalisme doit se donner comme objectif d'être le catalyseur de cet espace central », a affirmé André Rossinot, qui va reprendre la présidence du Nouveau contrat social fondé par Edgar Faure. Il lui revient d'animer le groupe de travail sur « la laïcité et la philosophie politique » créé avec les radicaux de gauche, Laurent Hénart travaillant sur « l'Europe » et Serge Lepeltier sur « le développement durable ». Le maire de Nancy devrait également diriger une Fondation radicale en projet. « Nous devons être un laboratoire d'idées et une plate-forme rénovatrice », a-t-il déclaré.
Ce discours signant la fin de sa troisième présidence du Parti radical, André Rossinot a été chaleureusement ovationné par la salle. « Tu as porté ce parti à bout de bras », l'a remercié Jean-Louis Borloo, rappelant le temps où il était le seul député rescapé de la place de Valois et où l'électricité risquait d'être coupée faute de moyens pour la payer. Aujourd'hui, la formation compte 17 députés, 7 sénateurs et une eurodéputé. « Beaucoup d'autres sont prêts à venir », a assuré le numéro deux du gouvernement, affirmant sa volonté de « faire un très grand parti ».
Avançant les raisons de sa candidature, Jean-Louis Borloo a posé deux exigences : que les radicaux apportent un « soutien absolu aux réformes, qui doivent être menées avec notre méthode » ; qu'ils inscrivent leur action dans le développement durable, qui « est notre république d'avance ». S'il s'est défendu de « transformer le Parti radical en parti écologiste », nul doute que la place de Valois va se mettre au vert. A quelle reconversion sera-t-elle soumise si leur nouveau président change de ministère ?
Négociations avec l'UMP
Sur un plan plus prosaïque mais politiquement sensible, Jean-Louis Borloo a fait état d'une négociation menée avec André Rossinot qui redéfinit les liens au sein de l'UMP. Une nouvelle convention vient d'être signée, qui laisse au Parti radical une part plus grande des cotisations de ses adhérents (il en reversait 80 % à la rue de La Boëtie). Elle permet surtout d'adhérer au Parti radical sans être automatiquement considéré comme membre de l'UMP. Se refusant à « être le leader d'un courant de l'UMP », le nouveau président a ainsi obtenu les moyens de jeter ses filets dans ce centre peuplé d'orphelins, mais qui ne souhaitent pas rejoindre d'emblée le camp de « la droite républicaine ». Ainsi doté, Jean-Louis Borloo est attendu au tournant de l'efficacité.
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